SIBO, partie 5 : Troubles digestifs et douleurs chroniques et si c’était l’hydrogène sulfureux (H2S)

L’hydrogène sulfureux peut être responsable de troubles digestifs mais également de douleurs chroniques articulaires ou diffuses. Nous avons vu que nous pouvons mieux comprendre l’origine de nos troubles digestifs en analysant les gaz respiratoires avec un appareil spécifique (test respiratoire au lactulose). Les gaz étudiés sont principalement l’hydrogène et le méthane. La présence et le niveau de ces gaz nous permettent de mieux cibler la prise en charge des fermentations intestinales. Il existe un troisième gaz de fermentation qui est l’hydrogène sulfureux. Les appareils actuels ne sont pas encore capables de le quantifier de façon précise. Heureusement, d’ici l’année prochaine, de nouveaux appareils de détection pourront mesurer ce gaz. Actuellement, on peut suspecter ce type de fermentation selon certains symptômes et par la présence d’une ligne plate au test respiratoire, car, par compétition, ce gaz empêche la production d’H2 ou de méthane. On s’intéresse de plus en plus au SIBO à H2S, car ce type de fermentation pourrait être responsable non seulement de troubles digestifs, mais également de douleurs chroniques articulaires ou plus générales (fibromyalgie). De plus, la prise en charge diététique est différente d’une approche SIBO classique.

Le SIBO, Partie 4 : Intolérance à l’histamine

Les réactions alimentaires diffèrent des allergies alimentaires, car il n’y a pas d’activation du système immunitaire. Ces réactions sont plus fréquentes dans le SIBO ou la candidose et sont typiquement accompagnées de symptômes plus généraux tels que céphalées, rash, gonflement, fatigue et douleurs articulaires. Il s’agit souvent de gens très sensibles « je réagis à tout ». Certaines personnes souffrent d’un terrain affaibli et peuvent présenter un leakygut, une mauvaise capacité de détoxification, une dérégulation immunitaire, des infections chroniques (virus, parasites), un état de stress, ainsi qu’une vulnérabilité génétique (MTHFR). Probablement, l’intolérance la plus connue est celle à l’histamine qui sera étudiée en premier.

Le SIBO, Partie 3 : Empêcher la récidive, la partie souvent oubliée

Il faut être conscient qu’une grande partie des SIBO sont chroniques et ont tendance à récidiver. Nous allons voir l’importance de prendre en charge les causes sous-jacentes et l’intérêt de la prise de prokinétiques. Toutefois, il existe trois points essentiels à respecter dans le quotidien afin d’éviter une récidive rapide.
– Le meal spacing
– Une alimentation plutôt pauvre en glucides
– La gestion du stress

Le SIBO, quand vos problèmes de santé viennent de l’intestin grêle Partie 2 : La prise en charge

Prendre en charge un SIBO ne consiste pas seulement à éradiquer l’excès de bactéries de l’intestin grêle par des produits antimicrobiens, que ce soit des antibiotiques spécifiques ou des plantes. Le Prof. Pimentel M., un des plus grands spécialistes du SIBO, écrivait en 2016, dans une revue médicale renommée, que la prise en charge du SIBO nécessitait une approche globale (1). Nous allons voir ci-dessous les éléments déterminants d’une prise en charge globale et efficace

Le SIBO, quand vos problèmes de santé viennent de l’intestin grêle, Partie 1 : Comprendre et diagnostiquer

De nombreuses personnes souffrent de troubles digestifs variés, tels que des ballonnements, éructations, flatulences, reflux d’acidité, douleurs abdominales, diarrhées, etc. Souvent ces troubles digestifs sont associés à d’autres plaintes mal définies comme une fatigue inexpliquée, des troubles cognitifs, des états anxio-dépressifs, des intolérances alimentaires, etc.
La plupart des troubles digestifs sont dus à un excès de bactéries dans l’intestin grêle provoquant des fermentations intestinales. On parle dans ce cas de SIBO. Ce terme signifie en anglais « small intestinal bacterial overgrowth » que l’on peut traduire en français par une pullulation bactérienne de l’intestin grêle.

Les probiotiques dans les troubles digestifs, entre commerce et science.

Depuis quelques décennies, la science c’est de nouveau intéressé aux probiotiques, d’autant plus que nos connaissances sur le microbiote se sont améliorées. Ainsi, ces 20 dernières années, les études sur les probiotiques ont explosé démontrant des effets positifs sur de nombreuses pathologies non seulement digestives mais également extra digestives comme la dysplasie du col, la mastite, le diabète, l’obésité, la dépression et l’anxiété, l’immunité, les allergies alimentaires, le reflux ou l’endométriose. Avant d’aborder l’utilité des probiotiques, il est important de clarifier certains concepts sur ce sujet

Troubles digestifs, Partie 2 : Approche naturelle et holistique

Nous allons voir maintenant que malgré une certaine complexité, une approche pragmatique et nutritionnelle permet de d’améliorer de nombreux troubles digestifs chez une majorité de personnes. En préliminaire, avant d’envisager une approche nutritionnelle des troubles digestifs, il faut tenir compte de certains éléments pouvant être alarmants (drapeaux rouges) qui doivent amener à consulter un médecin spécialiste. Il peut s’agir une perte de poids importante non expliquée, la présence de sang dans les selles ou une histoire familiale de cancer du côlon ou de colite inflammatoire

Les troubles digestifs chroniques sont fréquemment en relation avec un stress chronique ou un traumatisme affectif

Des études ont pu constater que les personnes souffrant de troubles digestifs chroniques souffraient assez fréquemment de troubles anxieux ou d’état de stress chronique. On retrouvait également dans une publication une association entre l’état d’anxiété des personnes et  la présence d’affections digestives comme la rectocolite, le SIBO, le colon irritable ou la présence d’hélicobacter pylori (3). Nous allons essayer de comprendre quels sont les mécanismes physiologiques qui relient ces états de stress émotionnels avec les troubles digestifs.

Actualités étonnantes sur le côlon irritable

De nombreuses personnes commencent à souffrir d’un syndrome du côlon irritable suite à une gastro-entérite ou un empoisonnement alimentaire. Nous avons vu dans un article précédent qu’un certain nombre de germes peuvent favoriser un syndrome du côlon irritable (Campylobacterjejuni, Shigella, etc.) bien que par la suite, les symptômes persistent malgré la disparition des germes. On connaît depuis un certain temps la notion de côlon irritable post-infectieux. Grâce aux travaux du Dr Pimentel, nous comprenons mieux les mécanismes qui induisent l’apparition du côlon irritable post-infectieux.

Génétique et troubles digestifs. Le gène FUT2, marketing ou science ?

Le séquençage du génome humain s’est terminé en 2004, malgré cela nous sommes encore dans l’enfance de cette nouvelle science et nous continuons à découvrir comment certains gènes nous prédisposent à des maladies. Nous constatons qu’il existe une infinité de variations de nos gènes appelées polymorphismes génétiques (SNP) pouvant être responsables d’activités enzymatiques moins performantes et ainsi favoriser des maladies.

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