Fatigue et manque d’énergie et si vous regardiez du côté de votre intestin

Le système digestif tient un rôle primordial et particulièrement notre microbiote dans la production de notre énergie. C’est pourquoi certains problèmes digestifs et un microbiote déséquilibré peuvent expliquer une baisse d’énergie et un état de fatigue persistant. Même une alimentation optimale, des compléments alimentaires puissants ne vont pas améliorer l’état de fatigue d’une personne qui a un problème digestif. De plus, notre production d’énergie par nos mitochondries ne va pas s’améliorer malgré des entrainements sportifs ou des techniques hormésis telle que la thermogénèse par le froid que nous avons vu dans l’article du mois dernier.  Dans la première partie de cet article nous allons voir que ce n’est pas ce que l’on mange qui est primordiale mais ce que l’on absorbe et dans la deuxième partie de l’article vous allez comprendre comment un déséquilibre de notre microbiote peut être responsable d’une baisse drastique de notre énergie et surtout nous allons aborder les solutions qui vont nous permettre de retrouver une meilleure vitalité et éventuellement de sortir d’un état de fatigue persistant, avec protocole vitalité et antifatigue.

Mitochondries et thyroïde : repenser l’hypothyroïdie à la lumière de l’énergie cellulaire

La médecine moderne considère la thyroïde comme régulatrice du métabolisme, mais de nombreux patients prenant de la lévothyroxine souffrent toujours de fatigue et d’autres symptômes liés à une hypothyroïdie cellulaire adaptative. Les mitochondries, responsables de la production d’énergie, jouent un rôle crucial en répondant aux stress environnementaux. Une approche globale, incluant un mode de vie sain, une alimentation équilibrée et la gestion du stress, peut restaurer la fonction mithocondriale et rétablir l’équilibre thyroïdien, rendant la médecine plus centrée sur l’énergie que sur les hormones.

Le Cell Danger Response : une clé métabolique pour comprendre l’échec de guérison

Dans de nombreux cas de maladies chroniques, les investigations classiques échouent à identifier une cause persistante. Les patients présentent des tableaux polymorphes : fatigue inexpliquée, douleurs diffuses, troubles cognitifs, anomalies neurovégétatives. Les examens biologiques reviennent le plus souvent normaux. C’est dans ce contexte que le modèle du Cell Danger Response (CDR), décrit par le Dr Robert Naviaux, apporte une hypothèse mécanistique innovante : la cellule reste bloquée dans un état de défense métabolique malgré la disparition de l’agent causal initial. Cette situation engendre une perturbation globale du métabolisme mitochondrial, une baisse du NAD⁺, un stress oxydatif chronique, et une dérégulation du système nerveux autonome. En pratique clinique, cela implique une approche thérapeutique inversée : plutôt que de chercher une nouvelle agression, il faut identifier les obstacles à la résolution. Tests métabolomiques, bilans fonctionnels et analyses du statut redox deviennent des outils précieux pour guider l’intervention. Le traitement vise alors à restaurer la sécurité biochimique et la capacité de réparation cellulaire, via une combinaison de soutien nutritionnel, de modulation mitochondriale, et d’interventions psychocorporelles ciblées. Une médecine fonctionnelle de précision prend alors tout son sens.

La mitohormèse, le secret de la santé et de la longévité

Bien que la théorie du vieillissement lié au stress oxydatif soit très populaire, les études expérimentales tendent à prouver que cette théorie est en partie fausse, en effet diverses publications ont montré que le fait de donner beaucoup d’antioxydants aux animaux ou aux gens ne prolongent pas leurs vies alors qu’à contrario de nombreuses études montrent qu’en provoquant un stress contrôlé et bien dosé, cela améliore la santé et prolonge la vie.

La Médecine Mitochondriale : Restaurer l’Énergie Cellulaire pour Prévenir et Guérir

Imaginez un monde microscopique où chaque cellule de votre corps fonctionne comme une petite ville animée, alimentée par une centrale énergétique essentielle : la mitochondrie. Bien plus que de simples génératrices d’ATP, ces organites orchestrent la signalisation cellulaire, modulant la réponse immunitaire, la régulation métabolique et la gestion du stress oxydatif.

La recherche actuelle démontre que le dysfonctionnement mitochondrial est au cœur de la genèse de la plupart des maladies chroniques — des pathologies cardiovasculaires aux troubles neurodégénératifs, en passant par le diabète, les maladies auto‑immunes et certains cancers — en perturbant l’homéostasie cellulaire, en amplifiant le stress oxydatif et en entretenant une inflammation chronique.

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