Approches nutritionnelles des maladies inflammatoires de l’intestin (MICI)

Les personnes souffrant de maladies inflammatoires des intestins se posent souvent des questions au sujet de l’impact de l’alimentation sur leurs symptômes. Les recherches scientifiques récentes nous donnent déjà des réponses en insistant sur le fait qu’une dysbiose intestinale induite par une alimentation inadéquate favorise l’apparition des maladies inflammatoires de l’intestin (1). L’alimentation peut être un ange ou un démon, en effet des études ont montré que la consommation excessive de sucres, de farines raffinées, de produits transformés, de viande rouge et de graisses animales ainsi qu’une réduction de la consommation de fibres est un facteur de risques de MICI (2). A contrario une alimentation riche en fibres solubles (prébiotiques), en fruits et en légumes est plutôt favorable pour l’intestin (3). Une alimentation saine est fortement conseillée dans les maladies inflammatoires de l’intestin. Pourtant lorsque la maladie est en phase active et symptomatique, ce sont plutôt certains régimes restrictifs qui ont montré une bonne efficacité sur le contrôle de l’inflammation intestinale.
Maladies inflammatoires de l’intestin – Partie 2 : approches naturelles

Nous allons voir dans cette 2ème partie, comment des approches naturelles et nutritionnelles peuvent être complémentaires à des traitements classiques et même être des alternatives à des traitements standards. Ces approches sont de plus en plus documentées scientifiquement ou tout au moins validées par des études médicales. Nous aborderons le rôle de certains régimes alimentaires dans le contrôle des MICI, ainsi que les approches micro-nutritionnelles les plus utiles puis finalement nous parlerons de certains traitements alternatifs pouvant être utiles dans la prise en charge des MICI.
Maladies inflammatoires de l’intestin – Partie 1 : artillerie diagnostic et thérapeutique de la médecine actuelle

Lorsque l’on parle des maladies inflammatoires de l’intestin (MICI), on se réfère le plus souvent à deux maladies distinctes, la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse. Ces deux maladies ont toutefois des caractéristiques cliniques et pathologiques distinctes. L’origine de ces maladies reste toutefois mal comprise bien qu’il existe diverses théories. En France, la maladie de Crohn touche environ un habitant sur 1000, ce qui fait 60 000 personnes, alors qu’environ 40 000 personnes sont atteintes de la colite ulcéreuse. Les maladies inflammatoires de l’intestin apparaissent le plus souvent entre 15 et 40 ans, bien que l’on observe un 2ème pic d’apparition entre 50 et 80 ans. Dans cet article en 2 parties, nous allons voir en premier lieu les différences entres ces deux maladies d’un point de vue anatomique, clinique et diagnostic et aborder l’approche médical standard de ces maladies. En effet, avant de parler des approches en médecine nutritionnelle, il est nécessaire de comprendre le pourquoi des traitements médicamenteux, leurs avantages et leurs dangers. Il faut garder en tête que le principal danger, c’est avant tout la maladie elle-même et non pas les traitements. LA 2ème partie sera donc consacrée aux approches en médecine nutritionnelle et en naturopathie sous l’éclairage des dernières découvertes en nutrition, en épigénétique et par rapport au microbiote.