Changer son regard sur la candidose intestinale

La candidose fait partie de ces diagnostics mythiques qui sont responsables de multiples symptômes souvent incompréhensibles par la plupart des médecins. Vous souffrez de troubles digestifs, de fatigue, d’éruptions cutanées, de douleurs articulaires ou musculaires inexpliquées alors c’est possiblement une candidose. ….
Quand SIBO et candidose font ménage ensemble

Voilà déjà plus de 30 ans qu’un médecin, le Dr Sidney Baker, met en lumière la responsabilité de certaines levures, comme le Candida, sur notre santé en publiant un petit livret appelé « Notes on the Yeast Problem ». Depuis la recherche scientifique a permis de mieux comprendre la complexité du Candida et de ces diverses manifestations sur notre santé. Toutefois, la médecine classique le plus souvent ne reconnait que certaines infections dues à des levures comme la mycose unguéale, la mycose vaginale, la candidose buccale etc.
Découvrez l’importance des prokinétiques dans les troubles digestifs

Les articles précédents sur le SIBO nous ont aidé à comprendre ce qu’était le SIBO, comment le diagnostiquer et le prendre en charge. Toutefois, la récidive des pullulations bactériennes de l’intestin grêle sont fréquentes en raison souvent d’un dysfonctionnement du complexe moteur migrant (CMM), système qui permet l’élimination des bactéries résiduelles et des fibres non digérées vers le colon. Nous allons comprendre pourquoi la prise de prokinétiques devient importante pour réduire les récidives d’un SIBO en stimulant le CMM. D’autre part, les prokinétiques sont des substances très efficaces pour réduire de nombreux symptômes digestifs, tels que nausées, éructations, reflux d’acidité ainsi que dysphagie, ballonnements, douleurs abdominales ou constipation.
L’art de la diète dans le SIBO 2ème partie : les conseils précieux d’une nutritionniste

Beaucoup de personnes pensent qu’une diète SIBO est facile à appliquer mais je rappellerai que ces diètes sont des guides utiles mais ne correspondent pas toujours aux besoins ou aux symptômes des personnes souffrant de troubles digestifs. Toutes les diètes connues pour le SIBO peuvent avoir des bons résultats sur les symptômes mais cela va dépendre aussi de l’état de santé de la personne et de sa tolérance individuelle, c’est pourquoi des conseils pratiques et une personnalisation de la diète sont essentiels.
L’art de la diète dans le SIBO 1ère partie : choisir sa diète

Toutes les diètes utilisées pour le SIBO ont une base commune. Le principe de ces diètes est de réduire la consommation d’aliments fermentescibles ou mal tolérés afin de diminuer les fermentations intestinales souvent responsables des troubles digestifs. Nous verrons toutefois que la réaction aux aliments est très individuelle et dès lors il devient quelques fois difficile de trouver la diète la plus adaptée pour une personne donnée. Dans certains cas, un accompagnement par une nutritionniste afin de personnaliser la diète est nécessaire surtout chez les personnes qui suivent ou ont déjà suivi une diète sans amélioration des symptômes ainsi que chez les personnes qui ont de la peine à tolérer une diète ainsi que celles qui perdent du poids de façon préoccupante. J’aimerais dans cet article vous aider à comprendre l’intérêt de la diète dans le SIBO et à choisir celle qui vous convient le mieux.
SIBO, partie 5 : Troubles digestifs et douleurs chroniques et si c’était l’hydrogène sulfureux (H2S)

L’hydrogène sulfureux peut être responsable de troubles digestifs mais également de douleurs chroniques articulaires ou diffuses. Nous avons vu que nous pouvons mieux comprendre l’origine de nos troubles digestifs en analysant les gaz respiratoires avec un appareil spécifique (test respiratoire au lactulose). Les gaz étudiés sont principalement l’hydrogène et le méthane. La présence et le niveau de ces gaz nous permettent de mieux cibler la prise en charge des fermentations intestinales. Il existe un troisième gaz de fermentation qui est l’hydrogène sulfureux. Les appareils actuels ne sont pas encore capables de le quantifier de façon précise. Heureusement, d’ici l’année prochaine, de nouveaux appareils de détection pourront mesurer ce gaz. Actuellement, on peut suspecter ce type de fermentation selon certains symptômes et par la présence d’une ligne plate au test respiratoire, car, par compétition, ce gaz empêche la production d’H2 ou de méthane. On s’intéresse de plus en plus au SIBO à H2S, car ce type de fermentation pourrait être responsable non seulement de troubles digestifs, mais également de douleurs chroniques articulaires ou plus générales (fibromyalgie). De plus, la prise en charge diététique est différente d’une approche SIBO classique.
Le SIBO, Partie 4 : Intolérance à l’histamine

Les réactions alimentaires diffèrent des allergies alimentaires, car il n’y a pas d’activation du système immunitaire. Ces réactions sont plus fréquentes dans le SIBO ou la candidose et sont typiquement accompagnées de symptômes plus généraux tels que céphalées, rash, gonflement, fatigue et douleurs articulaires. Il s’agit souvent de gens très sensibles « je réagis à tout ». Certaines personnes souffrent d’un terrain affaibli et peuvent présenter un leakygut, une mauvaise capacité de détoxification, une dérégulation immunitaire, des infections chroniques (virus, parasites), un état de stress, ainsi qu’une vulnérabilité génétique (MTHFR). Probablement, l’intolérance la plus connue est celle à l’histamine qui sera étudiée en premier.
Le SIBO, Partie 3 : Empêcher la récidive, la partie souvent oubliée

Il faut être conscient qu’une grande partie des SIBO sont chroniques et ont tendance à récidiver. Nous allons voir l’importance de prendre en charge les causes sous-jacentes et l’intérêt de la prise de prokinétiques. Toutefois, il existe trois points essentiels à respecter dans le quotidien afin d’éviter une récidive rapide.
– Le meal spacing
– Une alimentation plutôt pauvre en glucides
– La gestion du stress
Le SIBO, quand vos problèmes de santé viennent de l’intestin grêle Partie 2 : La prise en charge

Prendre en charge un SIBO ne consiste pas seulement à éradiquer l’excès de bactéries de l’intestin grêle par des produits antimicrobiens, que ce soit des antibiotiques spécifiques ou des plantes. Le Prof. Pimentel M., un des plus grands spécialistes du SIBO, écrivait en 2016, dans une revue médicale renommée, que la prise en charge du SIBO nécessitait une approche globale (1). Nous allons voir ci-dessous les éléments déterminants d’une prise en charge globale et efficace
Le SIBO, quand vos problèmes de santé viennent de l’intestin grêle, Partie 1 : Comprendre et diagnostiquer

De nombreuses personnes souffrent de troubles digestifs variés, tels que des ballonnements, éructations, flatulences, reflux d’acidité, douleurs abdominales, diarrhées, etc. Souvent ces troubles digestifs sont associés à d’autres plaintes mal définies comme une fatigue inexpliquée, des troubles cognitifs, des états anxio-dépressifs, des intolérances alimentaires, etc.
La plupart des troubles digestifs sont dus à un excès de bactéries dans l’intestin grêle provoquant des fermentations intestinales. On parle dans ce cas de SIBO. Ce terme signifie en anglais « small intestinal bacterial overgrowth » que l’on peut traduire en français par une pullulation bactérienne de l’intestin grêle.