Surpoids et obésité, et si c’était l’intestin

Pourquoi grossit-t-on ? En premier lieu, on pourrait accuser l’industrie agro-alimentaire de nous proposer en abondance des aliments caloriques gras, sucrés et addictifs. On pourrait également reprocher à certaines personnes une vie trop sédentaire ne permettant pas de brûler leurs excès de calories. Beaucoup de personnes, dont de nombreux médecins, ont encore cette idée simpliste que l’on grossit parce que l’on mange trop de calories par rapport à celles consommées. Il s’agit d’une formule simple tenant compte de l’apport calorique entrant et sortant. En résumé, ce que nous n’arrivons pas utiliser nous le stockons.
Le microbiote, Partie 2 : Conseils pratiques

Hippocrate aurait dit il y a 2 000 ans, « toutes les maladies commencent dans l’intestin ». Ces 20 dernières années, la recherche a mis en évidence une relation étroite entre la santé de nos intestins et de nombreuses maladies telles que le diabète, l’obésité, la dépression ou l’arthrite rhumatoïde. En effet, une flore intestinale saine est nécessaire pour une fonction digestive normale, pour nous protéger contre les infections, réguler notre métabolisme et surtout notre immunité.
De plus en plus de médecins, s’intéressant à ce domaine, sont convaincus que l’amélioration du microbiote et l’intégrité de la muqueuse intestinale seront incontournables dans la prise en charge médicale de demain.
Dans le premier volet, nous avons abordé des généralités sur le microbiote. Le but de cet article est de donner des pistes concrètes pour comprendre comment notre microbiote est altéré et comment le protéger ou le réparer.
Le microbiote, Partie 1: Annonce d’une nouvelle médecine

La relation entre l’équilibre des bactéries intestinales et notre santé est de plus en plus étudiée. Des publications médicales récentes montrent que le microbiote d’une personne sur quatre contient 40 % d’espèces de bactéries en moins. Cet appauvrissement entraîne un déséquilibre important permettant aux bactéries pathogènes de prendre le contrôle de nos intestins, au détriment des bactéries amies. Ce déséquilibre s’appelle une dysbiose intestinale et a pour conséquence d’exposer la muqueuse intestinale qui est ainsi moins bien protégée. Les parois de l’intestin deviennent poreuses et laissent passer des molécules toxiques, créant un état inflammatoire chronique qui peut engendrer des maladies chroniques, mais aussi des troubles psychiques.
Troubles digestifs, Partie 1 : Le microbiote sous la loupe

Le colon irritable ou colon spastique est le trouble digestif le plus fréquent, touchant 10 à 15% de la population, principalement les femmes. Il s’agit d’un syndrome chronique dont la médecine estime qu’il n’y a pas de causes précises …. On comprend dès lors que la vision des troubles digestifs fonctionnels doit évoluer et tenir compte des différentes perturbations du microbiote que nous allons détailler ci-dessous, car c’est en prenant en charge spécifiquement ces perturbations que nous pouvons espérer amener une guérison durable à ces troubles.
L’analyse du microbiote, un atout pour restaurer son écosystème intestinal

Voici tout juste une année, j’ai publié sur ce blog un article sur l’analyse du microbiote (par séquençage ADN). J’estimais, à l’époque, que nous étions au début de l’exploration du microbiote et que bien que ces analyses soient intéressantes, l’intérêt de ces examens dans la prise en charge du microbiote restait encore discutable. Maintenant, nous avons un peu plus de recul et le but de cet article est de montrer que ces analyses nous amènent des informations de plus en plus utiles pour la prise en charge de notre microbiote. Nous allons voir quels sont les éléments vraiment importants que nous pouvons extraire de ces analyses et surtout quelles sont les stratégies thérapeutiques qui en découlent et qui vont permettre une restauration plus ciblée du microbiote.
La barrière intestinale, zone de tous les dangers

La barrière intestinale joue un rôle fondamental dans la santé et la maladie. Des études scientifiques ont montré une association entre des altérations de la barrière intestinale et de nombreuses maladies chroniques que ce soit le cancer, les maladies métaboliques comme le diabète, la dépression ou encore les maladies auto-immunes. Cette barrière intestinale, véritable interface séparant le monde microbien potentiellement dangereux et l’intérieur du corps, est dynamique et complexe intégrant notre microbiote, notre muqueuse intestinale, la barrière épithéliale et notre immunité locale. Il ne s’agit pas simplement d’une histoire de perméabilité de la paroi de l’intestin (leaky gut) comme le pense de nombreux patients et thérapeutes et c’est pourquoi les stratégies simples de la réparation de la paroi intestinale sont souvent peu efficaces. Nous allons présenter plusieurs stratégies qui ont fait leur preuve pour prendre en charge cette barrière, zone de tous les dangers.
Le coaching de santé globale est peut-être la clé de votre santé ?

Nous allons voir dans cet article pourquoi il est quelquefois nécessaire pour réussir une prise en charge en médecine nutritionnelle de bénéficier de l’accompagnement d’un coaching santé. Il ne s’agit pas de recevoir des conseils d’une nutritionniste ou d’une diététicienne, mais d’une personne qui intègre en plus de la nutrition, une capacité à avoir une vision globale de l’individu et possède une palette d’outils pour aider la personne dans tous les aspects de sa vie permettant ainsi le changement nécessaire pour retrouver la santé. C’est ainsi qu’aux Etats-unis, s’est développé ces dernières années, une nouvelle approche d’accompagnement des patients qu’on nomme « health coaching ».
L’hypothyroïdie, un diagnostic sous-estimé; Partie 3 : Focus sur la thyroïdite d’Hashimoto

Vous avez compris que la thyroïde est une glande interconnectée et qu’il est nécessaire de s’occuper en premier lieu des facteurs régulateurs tels que l’alimentation, l’intestin, le stress ou l’environnement. Cette prise en charge suffit souvent à améliorer la situation. Nous allons dans cet article faire un focus sur la thyroïdite d’Hashimoto avant d’évoquer d’autres causes de dysfonctionnement de la thyroïde. En effet, la cause la plus fréquente d’hypothyroïdie reste la thyroïdite d’Hashimoto touchant 10 % des femmes et cela mérite un approfondissement. Pour les autres atteintes de la thyroïde, vous constaterez que quel que soit le niveau du dysfonctionnement, on retrouve souvent les mêmes causes, à savoir ; l’altération du microbiote intestinal, le stress, l’inflammation chronique et les toxines de l’environnement.
L’hypothyroïdie, un diagnostic sous-estimé; Partie 2: Prise en charge globale et interconnectée de l’hypothyroïdie

Pour bien prendre en charge les problèmes de la thyroïde, il est nécessaire d’appréhender la relation entre la fonction thyroïdienne, les troubles digestifs, le stress et la pollution de notre environnement.
L’hypothyroïdie, un diagnostic sous-estimé; Partie 1: Symptômes, signes cliniques et examens biologiques

Selon l’association américaine des endocrinologues, 27 millions d’Américains souffrent de dysfonctionnement de la thyroïde, dont la moitié n’est pas diagnostiquée. La majorité des cas d’hypothyroïdie est due à la thyroïdite d’Hashimoto, alors que dans les pays en voie de développement, la cause principale est due à une carence en iode. En cas d’hypothyroïdie, la substitution en hormones thyroïdiennes reste la stratégie principale du corps médical, sans tenir compte des causes qui ont favorisé le problème. Pourtant, on sait que de nombreux facteurs peuvent perturber la thyroïde et que, d’autre part, les mécanismes de transformation des hormones thyroïdiennes dans le corps ne sont pas pris en compte par la médecine actuelle. C’est pourquoi souvent le fait de donner des hormones ne suffit pas à calmer les symptômes, car on ne tient pas compte de la relation complexe de la glande avec l’ensemble du corps. De plus, de nombreux cas d’hypothyroïdie cliniques ne sont pas diagnostiqués par les tests sanguins habituels et nous verrons pourquoi. Avant de comprendre cela, un peu d’explications sur la fonction de la thyroïde reste nécessaire.